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« Oui mais moi je… » – Quand la bienveillance à ses limites

« Tu sais peut être que tu devrais essayer ca » – « Ha? Toi tu fais comme ça ? » – « Oui mais moi je pense que… »

On ne dirait pas comme ça mais ces phrases si innocentes dites aux personnes sensibles, aux jeunes parents, peuvent être dévastatrices. Le mot est dur et pourtant… Ce n’est pas de votre faute, vous voulez être bienveillant. Le problème c’est que trop de bienveillance tue la bienveillance.

Dans la société actuelle nous pensons nous, parent de l’enfant X, que tout ce que nous faisons pour lui est le meilleur. Nous cherchons donc à dire aux autres ce qui est bon pour leur enfant. Mais… je me suis rendue compte récemment que c’était bien ça le problème. Même si ça part d’un bon sentiment, parfois la personne en face peut se sentir touchée, vexée. Elle va alors penser qu’elle est une mauvaise mère, elle va se remettre en question et va s’engouffrer petit à petit dans un monde qui n’est pas le sien, qui n’est pas propre à ses convictions mais bien à celle des autres. Jusqu’à ce fameux point de burn out. Car trop… trop de « parfait » autour d’elle, elle qui pourtant à de l’expérience mais qui n’arrive pas à faire « aussi bien » qu’elle aimerai.

Voilà où je voulais en venir. Je pense que ces mamans la sont tout a fait capables de se renseigner d’elles mêmes sur ce qui reste le meilleur pour leurs enfants. Elles préfèreront donner des petits pots que du fait maison car c’est plus pratique, elles préfèreront acheter les vêtements d’occasion car elles aiment chiner, elles préféreront acheter le porte bébé non physio parce qu’elles ne sont pas renseignés mais qu’elles veulent porter. (Vous voyez la nuance ?)

La est la différence. La femme, la mère veut bien faire même trop et dans un élan de sur bienveillance et de micro critiques autour d’elle, elle se remettra en question. A partir du moment où elle pense que… laissons la penser. La femme reste encore libre de faire ce qu’elle veut en matière d’éducation et de principes (l’homme aussi j’entends bien).

Alors oui la balancelle électrique ce n’est pas motricité libre. Les pots de carrefour ce n’est pas du bio. Les pampers n’ont pas bonne réputation…

Toutes ces choses que l’on voit que l’on entends, sachez que nous ne le réceptionnons pas tous de la même manière. Soyons empathiques et laissons les choisir pour leurs enfants plutôt que de vouloir comparer avec les nôtres.

Je suis la première concernée voila pourquoi j’écris. J’aime donner des conseils, jaime raconter ce que j’ai vécu et j’aime aider. Mais ce que j’aime encore plus c’est quand l’on vient me demander et ne pas le faire de moi même. Je n’ai pas envie d’imposer quoi que ce soit de manière implicite, vraiment.

Il est difficile de trouver un juste milieu j’en conviens… Alors faites comme vous le sentez mais n’oubliez pas que, parfois, vous ne connaissez pas assez les personnes autour de vous et que par exemple le trop parfait d’instagram peut entraîner de la culpabilité envers soi même…Et ça, c’est vraiment triste.

Nous sommes, femmes, mères, et nous savons ce qui est le mieux pour nos enfants.

 

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